La réserve de Marseille tient Paris SG en échec
[ dimanche 05 mars 2006, 20h50 - AFP ] - Le "clasico" de la Ligue 1 de football a accouché d'un terne 0-0 entre le Paris SG et l'Olympique de Marseille qui avait de manière inédite aligné l'équipe réserve, dimanche, pour le compte de la 29e journée.
Polémique médiatique et supporteurs chauffés à blanc en-dehors du terrain ont semblé anesthésier les acteurs d'un match mou. Sans doute paralysés par l'enjeu, les Parisiens ont semblé montrer peu d'envie et ont buté sur des Marseillais regroupés et solidaires.
Au classement, le piteux 0-0 permet au PSG de dépasser Le Mans et de prendre la 7e place, tandis que l'OM reste 5e.
"C'est un sentiment de honte et de tristesse, a reconnu Pierre Blayau, le président du club de la capitale. Le PSG numéro 1 n'a pas été à la hauteur de l'événement ni sur le plan moral ni sur le plan physique. J'ai honte de la prestation des joueurs. Au nom du club, je présente mes excuses solennelles au public du Parc des Princes.
Famille olympienne
De son côté, l'entraîneur adjoint de l'OM Albert Emon dédiait le point pris aux supporteurs marseillais. "C'est comme une victoire? Oui. On prend un point très important pour la suite. Ce soir, c'est la famille olympienne qui a pris un point", a-t-il déclaré.
Son homologue parisien Guy Lacombe mettait le piètre spectacle offert par ses joueurs sur le compte du contexte: "Quand je vois certains dont le ballon brûle les pieds, c'est pas eux, ils ne sont pas en confiance. L'événement suscité par Marseille n'était pas facile à gérer."
L'OM se présentait d'emblée comme un bloc défensif assez massif. Passé le premier quart d'heure, terne et au rythme peu soutenu, Paris lançait quelques attaques, mais péchait par maladresse.
Il fallait attendre un raid solitaire de Kalou ponctué par une frappe à ras de terre, à côté (30), pour voir un semblant d'occasion. Paulo Cesar, entré dès la demi-heure de jeu à la place d'un Bernard Mendy sifflé à chacune de ses touches de balles, reprenait à l'entrée de la surface un ballon mal négocié par Carrasso sur un corner. La demi-volée du Brésilien était repoussée sur sa ligne par Cantareil.
Au siège, peu percutant, des Parisiens répondaient quelques percées marseillaises par Gimenez, trop esseulé.
A la reprise, Rothen, qui a pris la place de Yepes, donnait un peu d'élan aux Parisiens. Sur un coup franc à droite de l'international, Carrasso s'emparait du ballon mais mettait un pied en-dehors de sa surface. Le coup franc consécutif ne donnait rien. A l'image de la rencontre...
Seul un accrochage Cantareil-Rodriguez réveillait la rivalité et le public. Carrasso, venu agressivement aux nouvelles, récoltait le premier avertissement (64).
Le public s'impatientait, mais les maladresses des Parisiens imprégnaient toujours leur jeu.
Au coup de sifflet final, les Marseillais saluaient le Parc des Princes qui délivrait en retour une énorme bronca.
Le dernier PSG-OM dont les titulaires ne s'étaient meme pas déplacé...bravo aux minots pour ce match.